Troisième livraison reçue le 24 mars 2014. Pas une grande
sélection, puisque mon choix se portera finalement sur La demoiselle des
Tic-Tac de Nathalie HUG, presque ex-aequo avec le troublant Yellow birds et
Kevin POWERS (qui remportera d’ailleurs cette sélection du mois d’avril), mais
ce choix se fera à défaut de mieux, malgré certains qualités. Seule certitude,
Swamplandia de Karen RUSSEL est hors course. Un roman sans intérêt, creux,
ennuyant. Le détail ci-dessous :
Nathalie HUG – La demoiselle
des Tic-Tac
Immobiles, ivres d’ire, Rosy et sa mère se terrent dans leur
cave. Elles sont allemandes, admirent Hitler, et vivent dans la Lorraine
occupée. La proximité de la mort force la vie vers une finesse qui les conduit
doucement vers une paix intérieure. En 1944, pilonnées, à nouveau déracinées, mère
et fille reviennent aux angoisses naturelles de la terre. Quelle nouvelle vie
naîtra alors à l’article de leur mort ?
Nathalie HUG | La
demoiselle des Tic-Tac | Le Livre de Poche | Parution : 01/2014 | 168 pages |
Prix indicatif : 6,10 €.
Kevin POWERS – Yellow
birds
Les Etats-Unis n’en finissent pas de faire la guerre, puis
de faire la guerre à leurs démons. Yellow birds fait mal avec cette histoire
quasi autobiographique de Bartle et Murphy, jeunes soldats de 18 – 20 ans
envoyés au charbon irakien. L’ambiance est lourde, les propos sont acerbes, les
scènes plongent dans l’horreur avec un détachement qui ne fait que cacher les
douleurs psychologiques qu’on se refuse toujours à soigner au pays de l’Oncle
Sam. Un roman dur mais nécessaire. Il n’empêche, malgré ses grandes qualités,
je ne peux m’empêcher de me demander si le jury, en lui donnant la majorité des
voix, n’a pas été influencé par le bandeau accolé à sa couverture (« prix
littéraire Le Monde » et « meilleur premier roman étranger du
magazine Lire »), trouvant ainsi une légitimité officielle à son choix.
Kevin POWERS | Yellow
birds | Le Livre de Poche | Parution : 04/2014 | 240 pages | Prix indicatif : 6,60
€.
Karen RUSSELL - Swamplandia
Si le mois précédent je n’avais trouvé aucun intérêt aux
romans de Hélène COOPER et Antonio PENNACCHI, on pouvait au moins leur
reconnaître une volonté, bien que maladroite, de vouloir évoquer une histoire
douloureuse et souvent méconnue du grand public. Avec Swamplandia, Karen
RUSSELL ne nous propose même pas un sujet historique fondateur et méconnu, mais
la simple histoire alambiquée d’une famille gérant un parc d’attractions. C’est
un euphémisme que de dire que je me suis ennuyé à lire ce petit pavé (480
pages), dans lequel on ne comprend pas où l’auteur veut nous emmener, vers
quelle réflexion il veut nous pousser. Lourd, bâclé et inutile, je me demande
encore comment ce roman a pu être finaliste du prix Pulitzer (?), s’est
retrouvé traduit dans une quinzaine de langues et est en cours d’adaptation
pour la télévision… Un mystère.
Karen RUSSELL | Swamplandia | Le Livre de Poche | Parution
: 01/20143 | 480 pages | Prix indicatif : 7,60 €.
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