Deuxième colis réceptionné le 22 février 2014. A la découverte de cette seconde fournée, impression plus que mitigée : je ne connais aucun de ces romans, n’en avait pas entendu parler, et j’avoue que les couvertures ne m’attirent pas plus que ça (petite remarque aux éditeurs : faites encore plus d’effort pour nous donner envie de lire, avec des couvertures attirantes, please). Et pour finir de refroidir l’ambiance, un rapide examen du nombre de pages (1 584 pages, contre 936 le mois précédent) me laisse imaginer le défi à relever ce mois-ci. Mais, après tout, la découverte d’auteurs et de romans a fait partie de mes motivations au moment de m’inscrire à ce prix ; je me lance donc à corps perdu dans la lecture dès le 26 février, une fois fini mon roman en cours : Ravage, de René BARJAVEL, lu il y a très longtemps au lycée, relu avec un regard totalement différent aujourd’hui, et sorti, quand même, il y a plus de 70 ans ! Alors que j’hésitais longuement le mois dernier, ma sélection du mois est évidente avec deux romans anodins pour moi, et un roman génial qui prend la tête largement. Voyons maintenant le résultat final du vote des jurés (s’ils ne me suivent pas, promis, je fais pipi partout). Chroniques des 3 romans de la sélection ci-après :
Hélène COOPER – La maison de Sugar Beach
Deux raisons de débuter mon marathon de lecture ce mois-ci par La maison de Sugar Beach : d’abord il s’agit du roman le plus court de la sélection (432 pages seulement, oserais-je dire), et comme je suis désespérément pragmatique jusqu’au bout du slip, à tendance un peu lourd parfois, le volume devient vite l’argument principal de mon choix pour débuter les hostilités mensuelles. Deuxièmement, la lecture de la quatrième de couverture m’a intrigué : le roman – document, en fait véritable témoignage, nous invite à revivre, et pour moi découvrir, la dramatique destinée du Libéria, fondé au début du 19ème siècle par une société américaine de colonisation pour y installer des esclaves noirs libérés. Coincé entre la Guinée et la Cote d’Ivoire, le pays connaitra des tensions extrêmes entre la population autochtone et ces américano-libériens sous couvert d’une influence majeure des Etats-Unis (merci cousine Eric de m’avoir fait remarquer la ressemblance volontaire entre le drapeau des Etats-Unis et celui du Liberia). Seulement voilà, malgré d’excellentes intentions, je n’ai pas réussi à plonger dans ce récit, à m’en imprégner et à faire corps avec lui. Car il ne se passe rien ou presque dans ces 432 pages, ou plutôt on devine qu’il se passe plein de choses mais elles sont tellement peu décrites, avec un manque de force dans l’écriture et tellement peu d’intensité dans le récit qu’on finit vite par s’ennuyer. Pour tout vous dire, j’ai failli abandonner la lecture à partir de 150 pages lues, me forçant à lire encore 2 ou 3 chapitres pour atteindre un moment du récit qui devait vraisemblablement être un tournant dans la pseudo intrigue, mais en fait non, rien. Je suis malgré tout arrivé au bout de ce récit en trainant les pieds, en me précipitant sur wikipedia pour en apprendre un peu plus sur l’histoire du Liberia (j’aurais au moins appris quelque chose, soyons positif). Définitivement pas mon coup de cœur de ce mois, un mois de lecture qui débute donc assez mal.
Hélène COOPER | La maison de Sugar Beach | Le Livre de Poche | Parution : 09/2013 | 432 pages | Prix indicatif : 7,60 €.
Irvin YALOM – Le problème Spinoza
Les lectures se suivent et ne se ressemblent pas, et les joies sont diverses. Resté sur ma faim avec cette histoire du Libéria pas suffisamment abordée à mon goût, j’aborde Le problème Spinoza avec beaucoup de curiosité (quel point commun entre le célèbre philosophe juif et Alfred Rosenberg un idéologue antisémite du régime nazi très proche de Hitler ?...). Et c’est peu de dire que je me suis plongé dans ce roman avec jubilation ! Tout est éblouissant dans ce roman qui se lit sans répit, sans aucun temps mort. Dévoré en 5 jours à peine, voici le genre de découverte que j’attendais au travers de cette expérience de juré. L’aridité des thèses éditées par Baruch SPINOZA est subjuguée ici par le style très littéraire de Irvin YALOM, qui rend ces personnages extrêmement vivants. Une plongée extraordinaire dans les méandres des esprits tour à tour critique et curieux de Spinoza, puis trouble et pervers de l’idéologue nazi Alfred Rosenberg. Une formidable aventure menée tambour battant par un Irvin YALOM magistral à la barre de ce roman épique. Un bonheur littéraire ! Mon coup de cœur du mois (je me suis d’ailleurs précipité pour acheter Et Nietzsche a pleuré, autre roman de l’auteur, à lire dès que je trouve le temps).Irvin YALOM | Le problème Spinoza | Le Livre de Poche | Parution : 01/2014 | 552 pages | Prix indicatif : 8,10 €.
Antonio PENNACCHI - Canal Mussolini
On savait, de réputation, que les italiens en faisaient beaucoup, qu’ils brassent, qu’ils enrobent, qu’ils multiplient bien plus facilement qu’ils ne divisent. Avec ce roman, c’est oui et non. Oui, parce que beaucoup, beaucoup de pages (600). Non parce que peu de convictions dans le propos. Un lecteur qu’Antonio PENNACCHI essaye régulièrement d’embarquer dans son roman, qu’il cherche à intégrer à l’histoire, mais dans la douleur. A l’instar de La maison de Sugar Beach, j’ai été intéressé par le thème abordé (l’Italie de Mussolini, juste avant et pendant la seconde guerre mondiale). Une histoire annexe à ce qu’on peut qualifier de grande histoire de ce conflit mondial, que je ne connaissais pas, ce roman étant la bonne occasion d’immerger dans cette époque troublée. Mais en fait non. Le style est lourd, lent, inintéressant et, au final, je n’ai pas bien compris où l’auteur a voulu nous emmener. Canal Mussolini est, pour l’auteur, selon ses propres mots en introduction de ce roman, l’œuvre de sa vie. Définitivement pas la lecture de la mienne.
Antonio PENNACCHI | Canal Mussolini | Le Livre de Poche | Parution : 10/2013 | 600 pages | Prix indicatif : 8,10 €.
Hélène COOPER – La maison de Sugar Beach
Deux raisons de débuter mon marathon de lecture ce mois-ci par La maison de Sugar Beach : d’abord il s’agit du roman le plus court de la sélection (432 pages seulement, oserais-je dire), et comme je suis désespérément pragmatique jusqu’au bout du slip, à tendance un peu lourd parfois, le volume devient vite l’argument principal de mon choix pour débuter les hostilités mensuelles. Deuxièmement, la lecture de la quatrième de couverture m’a intrigué : le roman – document, en fait véritable témoignage, nous invite à revivre, et pour moi découvrir, la dramatique destinée du Libéria, fondé au début du 19ème siècle par une société américaine de colonisation pour y installer des esclaves noirs libérés. Coincé entre la Guinée et la Cote d’Ivoire, le pays connaitra des tensions extrêmes entre la population autochtone et ces américano-libériens sous couvert d’une influence majeure des Etats-Unis (merci cousine Eric de m’avoir fait remarquer la ressemblance volontaire entre le drapeau des Etats-Unis et celui du Liberia). Seulement voilà, malgré d’excellentes intentions, je n’ai pas réussi à plonger dans ce récit, à m’en imprégner et à faire corps avec lui. Car il ne se passe rien ou presque dans ces 432 pages, ou plutôt on devine qu’il se passe plein de choses mais elles sont tellement peu décrites, avec un manque de force dans l’écriture et tellement peu d’intensité dans le récit qu’on finit vite par s’ennuyer. Pour tout vous dire, j’ai failli abandonner la lecture à partir de 150 pages lues, me forçant à lire encore 2 ou 3 chapitres pour atteindre un moment du récit qui devait vraisemblablement être un tournant dans la pseudo intrigue, mais en fait non, rien. Je suis malgré tout arrivé au bout de ce récit en trainant les pieds, en me précipitant sur wikipedia pour en apprendre un peu plus sur l’histoire du Liberia (j’aurais au moins appris quelque chose, soyons positif). Définitivement pas mon coup de cœur de ce mois, un mois de lecture qui débute donc assez mal.Hélène COOPER | La maison de Sugar Beach | Le Livre de Poche | Parution : 09/2013 | 432 pages | Prix indicatif : 7,60 €.
Irvin YALOM – Le problème Spinoza
Les lectures se suivent et ne se ressemblent pas, et les joies sont diverses. Resté sur ma faim avec cette histoire du Libéria pas suffisamment abordée à mon goût, j’aborde Le problème Spinoza avec beaucoup de curiosité (quel point commun entre le célèbre philosophe juif et Alfred Rosenberg un idéologue antisémite du régime nazi très proche de Hitler ?...). Et c’est peu de dire que je me suis plongé dans ce roman avec jubilation ! Tout est éblouissant dans ce roman qui se lit sans répit, sans aucun temps mort. Dévoré en 5 jours à peine, voici le genre de découverte que j’attendais au travers de cette expérience de juré. L’aridité des thèses éditées par Baruch SPINOZA est subjuguée ici par le style très littéraire de Irvin YALOM, qui rend ces personnages extrêmement vivants. Une plongée extraordinaire dans les méandres des esprits tour à tour critique et curieux de Spinoza, puis trouble et pervers de l’idéologue nazi Alfred Rosenberg. Une formidable aventure menée tambour battant par un Irvin YALOM magistral à la barre de ce roman épique. Un bonheur littéraire ! Mon coup de cœur du mois (je me suis d’ailleurs précipité pour acheter Et Nietzsche a pleuré, autre roman de l’auteur, à lire dès que je trouve le temps).Irvin YALOM | Le problème Spinoza | Le Livre de Poche | Parution : 01/2014 | 552 pages | Prix indicatif : 8,10 €.
Antonio PENNACCHI - Canal MussoliniOn savait, de réputation, que les italiens en faisaient beaucoup, qu’ils brassent, qu’ils enrobent, qu’ils multiplient bien plus facilement qu’ils ne divisent. Avec ce roman, c’est oui et non. Oui, parce que beaucoup, beaucoup de pages (600). Non parce que peu de convictions dans le propos. Un lecteur qu’Antonio PENNACCHI essaye régulièrement d’embarquer dans son roman, qu’il cherche à intégrer à l’histoire, mais dans la douleur. A l’instar de La maison de Sugar Beach, j’ai été intéressé par le thème abordé (l’Italie de Mussolini, juste avant et pendant la seconde guerre mondiale). Une histoire annexe à ce qu’on peut qualifier de grande histoire de ce conflit mondial, que je ne connaissais pas, ce roman étant la bonne occasion d’immerger dans cette époque troublée. Mais en fait non. Le style est lourd, lent, inintéressant et, au final, je n’ai pas bien compris où l’auteur a voulu nous emmener. Canal Mussolini est, pour l’auteur, selon ses propres mots en introduction de ce roman, l’œuvre de sa vie. Définitivement pas la lecture de la mienne.
Antonio PENNACCHI | Canal Mussolini | Le Livre de Poche | Parution : 10/2013 | 600 pages | Prix indicatif : 8,10 €.
1 commentaire:
Je n'ai pas encore lu "Le problème Spinoza" mais je suis une fan de Yalom. "Et Nietzsche a pleuré" est passionnant ! J'ai beaucoup aimé aussi "Mensonges sur le divan" et "la méthode Schopenhauer". Un peu moins "la malédiction du chat hongrois". Voilà en tous cas un auteur que je recommande dès que j'en ai l'occasion !
J'ai plusieurs fois pris en main "La maison de Sugar Beach" en hésitant puis en le reposant : à te lire, je pense que j'ai bien fait de ne pas l'acheter.
Bon courage pour la suite de tes lectures !
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