La saison des épreuves de course
à pied 2013 - la mienne en tout cas - s’achève, avec un bilan mitigé, notamment
par cette déchirure musculaire au mollet survenu lors du Trail des Marcaires
(31 kms, 1500m de dénivelé positif, 15cm de neige au sommet du Hohneck, chute
au kilomètre 15 dans une descente avec douleurs immédiates aux mollets, je
pensais à des crampes donc je suis allé au bout, arrivée dans la douleur au
bout de 4h25mn, 148ème sur 266, suite à cela 4 semaines de
béquilles, 8 semaines sans courir, 12 séances de kiné, après ce rapide résumé
1. la gent féminine doit être en admiration devant l’Homme 2. j’ai dû vous
tirer une petite larme 3. je peux fermer la parenthèse). 6 épreuves au compteur
tout de même, équitablement réparties entre course sur route (20 bornes de
Huningue le 10 mars, Marathon de Bâle le 22 septembre, 4 mois après ma
blessure, si vous n’aviez pas été ébahi par la machine lors de la précédente parenthèse,
c’est le moment parce que là, promis, j’arrête, et 10 kms de Peugeot le 20
octobre) et trail (Trail du Petit Ballon le 17 mars, Trail des Marcaires – donc
– le 26 mai, et enfin Course Nature ex-Ferrettoise le 13 octobre). Je revois
donc mon entrainement pour l’année prochaine, en prévoyant une fois par mois
une grosse sortie (3h minimum), histoire d’habituer mon organisme à encaisser
de gros efforts, et espérer éviter ainsi les blessures et crampes rédhibitoires
pour l’instant. Se fixe aussi dans le viseur les objectifs pour 2014, avec à ce
jour deux courses programmées (bien que pas encore inscrit) : le Trail des
Marcaires le 25 mai 2014 (comme une odeur de revanche), et la Montée du Grand
Ballon le 15 juin 2014. En gros, de la moyenne montagne. Du trail. D’où la programmation
de cette sortie dominicale, à la fraîche.
Réveillé dimanche matin à 5h30 (comme
les poules) (ou les retraités), je décolle à 6h15 pour arriver une heure plus
tard, alors que le soleil ne s’est pas encore levé, à Breitenbach (tiens, c’est
rigolo, pas loin de Muhlbach-sur-Munster, départ du fameux Trail des
Marcaires…) pour un parcours jamais effectué, programmé sur le papier, et qui
s’annonce beau mais dur (plus de 15 kilomètres pour près de 800m de dénivelé
positif encaissés sur la première moitié du parcours). Les six premiers
kilomètres, c’est simple, ne font que monter, d’une altitude de 450m à
Breitenbach jusqu’à 1 150m, vers le premier objectif de cette course, et sans
doute le plus impressionnant : les mégalithes du Steinberg. Mais le
parcours débute d’abord par une brève historique, passant dans la forêt à
proximité d’un cimetière militaire allemand (1ère guerre mondiale)
comme il en existe un certain nombre dans notre région (je pense à celui
d’Illfurth notamment, pas loin de chez moi). Au bout d’1,5 kilomètre, la route
praticable laisse la place à un sentier de montagne dans la forêt de
l’Ilienkopf. Puis un autre kilomètre plus loin, cette forêt s’ouvre pour longer
la crête avec une vue superbe sur les villages de Metzeral et Sondernach. On
déroule ensuite tranquillement (façon de parler, d’ailleurs parlez-en à mes
cuisses…) sur 2 kilomètres avant d’atteindre les chaumes, changement de paysage
surprenant à la sortie d’un bosquet. Et ça continue de monter sec avant
d’atteindre le premier objectif, le Steinberg et ses mégalithes impressionnants
en arrivant par les chaumes au lieu-dit Grothkopf. Tels des menhirs, ou les
personnages de l’île de Pâques, me voilà plongé en plein milieu de ce spectacle
grandiose de la nature, imaginant les cultes celtiques jadis célébrés en ces
lieux, peut-être, il y a quelques siècles. Je m’offre une pause, après tout la
course en montagne serait complètement dénuée d’intérêt sans ces moments de
contemplation, au milieu de ce paysage magnifique. Et c’est reparti pour la
dernière montée avec le point culminant de cette sortie, à 1 270m
d’altitude : le sommet du Petit Ballon. Après avoir tenté de souffler la
brume recouvrant les villages plus bas, je repars par le même chemin, faisant une nouvelle halte pour
admirer ces impressionnants mégalithes, vestiges du soulèvement des Alpes (et
éboulement des Vosges).
C’est chargé de vibrations que je
reprends en sens inverse le chemin. En descente. Et me promet d’embarquer ma
petite famille admirer les mégalithes du Steinberg à la faveur d’une météo plus
clémente, donc au mieux d’ici quelques mois.
Carte IGN : 3719. Distance :
15 km. Dénivelé positif : +800 m.
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